Sommaire du journal N°50 - Juin/Juillet 2005

Chers lecteurs,

Même si le procès du tunnel du Mont-Blanc, à Bonneville, a été conduit de façon exemplaire, aux dires de tous, par un président qui connaissait parfaitement l'énorme dossier de l'instruction, la responsabilité de l'Etat a été, in fine, éludée. «Je me trouve en lieu et en place d'un grand absent», a déclaré Michel Charlet, le maire de Chamonix, soutenu par tous les maires de la région. Le grand absent, c'est le préfet de la Haute-Savoie, représentant de l'Etat. «Si la préfecture était une personne morale, a reconnu le procureur, elle serait au banc des prévenus.» Alors, dira-t-on, pourquoi y avoir mis le maire de Chamonix qui n'avait, à la différence du préfet, aucune compétence sur le tunnel ? Car si le procès s'est efforcé de désigner des coupables, les avocats des familles des victimes ont dénoncé les manquements des services de l'Etat et, en premier lieu, les préfets successifs qui n'ont jamais fait réaliser les exercices d'alerte demandés par les pompiers et la protection civile. Une des amères conclusions de ce procès est qu'il vaut
mieux être fonctionnaire que maire. Et pourtant, parmi les élus de la nation, les maires et les conseillers municipaux sont les plus respectés. Ils échappent généralement au discrédit qui frappe les élites politiques. Parce qu'ils vivent au milieu de leurs électeurs qu'ils rencontrent tous les jours et qu'ils se coltinent les réalités les plus concrètes. Exemple : la disparition de la supérette à Manigod, victime de la désertion de la clientèle qui va se fournir dans les grandes surfaces. Qui peut tenter de résoudre le problème ? On se tourne vers le maire, bien entendu, même s'il n'en peut mais.

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